Discours en séance

Evaluation du système de Dublin

Bruxelles, le 02-09-2008

Ce rapport se trompe une fois de plus sur la solution à donner aux problèmes techniques et humains liés aux déferlantes migratoires

C'est non sans une certaine ironie que l'on note pour la première fois, qu'un rapport du Parlement européen qualifie les arrivées massives d'immigrants sur le territoire d'un Etat membre de l'Union comme étant un "fardeau".

L'immigration ne serait-elle plus une chance, plus un atout bénéfique pour tous les peuples européens ?

Que l'on se rassure tout de suite, l'absurdité de l'obligation d'accueil des demandeurs d'asile et le respect absolu du principe de non refoulement ne sont absolument pas remis en cause. Seules les insuffisances du système de Dublin visant à définir l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile sont mises en lumière. Constat évident compte tenu de l'augmentation constante des flux migratoires à destination de pays situés bien souvent à la périphérie Sud de l'Union.

Ce rapport se trompe une fois de plus sur la solution à donner aux problèmes techniques et humains liés aux déferlantes migratoires. Ce n'est pas un système commun d'asile, forcément inefficace sur un territoire sans cesse plus grand et aux frontières perméables, qu'il convient de mettre en œuvre. Bien au contraire, il faut laisser aux Etats membres le droit à l'autodétermination en matière de migration et de gestion de leurs frontières.

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