Madame la Présidente,
le constat fait par M. Andria dans son rapport est exact. Le logement constitue un problème économique et social majeur.
En France, plus de 5,5 millions de personnes sont mal logées. De plus, les loyers ou les remboursements d’emprunts grèvent lourdement les budgets des familles françaises. Mais la solution ne réside évidemment pas dans les Fonds structurels européens. D’une part, ils ne constitueraient qu’un saupoudrage dérisoire de l’argent des contribuables. D’autre part, des régions françaises comme le Nord-Pas-de-Calais, pourtant frappées par le chômage, la précarité sociale et la chute du pouvoir d’achat, ne bénéficieraient guère de ces aides. En effet, depuis sept ans, les cantons du Hainaut français ne touchent déjà plus les sommes versées au titre de l’objectif 1 et l’Europe de Bruxelles ne cesse de réduire les fonds destinés à nos régions.
En France, pour permettre à tous les Français de se loger décemment, il faut mettre en œuvre une politique de logement fondée sur deux principes. Tout d’abord, le principe de liberté, qui passe par l’accession à la propriété. Aujourd’hui, seulement 57 % des ménages possèdent leur logement. Pour augmenter ce nombre, il est nécessaire de revaloriser les plans d’épargne-logement, les comptes d’épargne-logement, d’attribuer aux familles des prêts à taux zéro et de réduire les impôts fonciers. Le second principe est le principe de préférence nationale qui doit permettre d’accorder, en France, la priorité aux Français, dans l’attribution des logements sociaux et très sociaux. Par ailleurs, il est évident que les politiques de reconquête sociale et de relance de notre économie nécessitent l’arrêt de l’immigration extra-européenne dont la croissance exponentielle ruine toute politique efficace de logement et de lutte contre le chômage.
Un autre préalable s’impose. L’Europe de Bruxelles doit cesser de livrer nos industries à une concurrence internationale déloyale pratiquant un dumping social massif. Il est en effet urgent de construire une autre Europe, une Europe des patries, fondée sur la coopération libre des États et la préférence communautaire, en respectant la souveraineté des nations et l’identité des peuples.



