AFFAIRE BOLKESTEIN : le double langage, les fausses indignations et les vrais mensonges.
La désormais fameuse directive européenne dite « Bolkestein », que nous avons déjà présentée dans les colonnes de « Français d’Abord », est devenue la « patate chaude » de la classe politique française. Un vent de panique souffle à l’Elysée, au gouvernement et au parti socialiste, et les bradeurs de la France ne reculent devant rien pour faire oublier leurs propres responsabilités.
Le 16 mars dernier, le ministre des affaires étrangères, Michel Barnier, déclare : « la directive n’est pas acceptable en l’état… », mais il se trouve que le même Barnier était commissaire européen lorsque cette directive a été adoptée avec son soutien par la commission européenne le 13 janvier 2004.
Jacques Chirac demande que cette directive soit « remise à plat » mais il se trouve que c’est le même Chirac qui, lors du sommet européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, a demandé, avec les autres chefs d’états et de gouvernements, de « définir d’ici à la fin 2000, une stratégie pour l’élimination des entraves aux services ».
Le parti socialiste s’indigne, mais c’est avec le représentant du gouvernement Jospin que, le 12 mars 2001, le conseil des ministres européens (marché intérieur), a adopté la « stratégie de la commission visant à éliminer les barrières aux échanges de services »
C’est un rapporteur socialiste allemand, Maria Berger, qui a présenté et fait adopter au parlement européen le 3 octobre 2001, le premier rapport sur le marché intérieur des services.
Le gouvernement Raffarin s’offusque de la directive Bolkestein, mais c’est le représentant de ce gouvernement qui, lors du conseil des ministres européens du 14 novembre 2002, « engage vivement la commission à accélérer les travaux concernant la seconde phase de la stratégie pour le marché intérieur des services » et « s’engage à suivre de près la mise en œuvre de la stratégie pour le marché intérieur des services ».
Ce sont les députés UMP, UDF, verts et socialistes qui ont adopté au parlement européen par un vote par appel nominal, le 13 février 2002, le rapport Harbour sur la stratégie pour le marché intérieur qui : « soutient vigoureusement les initiatives destinées à créer un marché intérieur des services ».
C’est dire que, dans cette affaire, le commissaire Bolkestein n’a été que le porte-plume, l’exécuteur des basses œuvres antinationales et antisociales des européistes fanatiques et pressés de la classe politique française, à commencer par le président de la république lui-même.
Il est clair que ce n’est pas seulement la directive européenne mais toute la délirante politique européenne qu’il faut remettre à plat. Puisque le referendum nous en donne l’occasion, ne laissons pas les démagogues professionnels et sans scrupules qui nous gouvernent abuser une fois encore les Français : Le 29 mai, mobilisons-nous pour un NON d’autodéfense sociale, de souveraineté nationale et de refus de la Turquie en Europe !



