En 1981, la gauche abolissait la préférence nationale en matière d’emploi, mesure pourtant prise à l’initiative du socialiste Roger Salengro, en 1932. Désormais un certain patronat veut imposer la préférence étrangère.
Dans le Figaro du 30 août, Mme Parisot, aujourd’hui à la tête du Medef, se prononce pour la discrimination “positive”. Les entreprises devraient recruter et promouvoir en priorité les personnes issues de l’immigration. Cette idée, chère à M. Sarkozy, n’est pas nouvelle. En 2004, le PDG d’Axa, M. Bébéar, publiait une “Charte de la diversité” ; le premier président de “la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité” créée en 2004 par Raffarin est l’ancien PDG de Renault, M. Schweitzer.
Ils sont les dignes successeurs du grand patronat, qui, dans les années 60, faisait venir des millions de travailleurs immigrés pour exercer une pression à la baisse sur les salaires et sur le statut des ouvriers Français. Il bénéficiait de la complicité des gouvernements de l’époque et de la CGT, laquelle voulait utiliser ces déracinés comme masse de manœuvre révolutionnaire.
Le conformisme du MEDEF
Appartenant aux mêmes clubs de “réflexion”, les dirigeants du Medef partagent le conformisme idéologique des dirigeants de la majorité UMP-UDF et de la gauche caviar social-démocrate. Marxistes, post-marxistes ou “libéraux”, de gauche ou de droite, ils appartiennent tous au grand groupe matérialiste et mondialiste, pour lequel les hommes se réduisent à être des agents économiques, consommateurs et producteurs, sans patrie, sans famille, sans racines, sans identité.
Jean-Marie Messier, ancien inspecteur des finances, directeur de cabinet de Balladur en 1986, qui a ruiné Vivendi, est l’illustration caricaturale de ces gestionnaires calamiteux, issus de la haute fonction publique, qui n’ont fondé aucune entreprise, mais qui ont reçu du pouvoir politique la direction de multinationales.
Cependant, de même que la classe politique au pouvoir ne représente pas les Français, le Medef n’est pas plus représentatif du monde de l’entreprise que ne le sont les syndicats officiels du monde salarié. 90 % des chefs d’entreprises, le plus souvent des PME, sont de véritables entrepreneurs qui, du jour au lendemain, peuvent se retrouver à la rue. Comme l’immense majorité des Français, ils subissent la mondialisation, l’immigration, l’insécurité, l’explosion des charges sociales et fiscales. Ainsi quand une multinationale délocalise une de ses usines à l’étranger, elle pénalise non seulement les employés de cette usine, mais aussi toutes les entreprises locales.
Il n’est donc pas étonnant que le Front National, seul véritable syndicat des Français, réalise ses meilleurs scores à la fois chez les vrais entrepreneurs et chez les ouvriers. National, populaire et social, voilà notre devise.



