Editorial

Un NON d'autodéfense sociale à la directive Bolkestein

Bruxelles, le 15-02-2006

Un NON d'autodéfense sociale à la directive Bolkestein.

Depuis le Conseil européen de Lisbonne en mars 2000 où la France était représentée par Jacques Chirac et Lionel Jospin, Premier ministre de gauche plurielle, relayé depuis par les travaux du Conseil "marché intérieur" et par les rapports parlementaires Berger en 2001 et Harbour en 2003, adoptés avec l'appui total du PPE et du PSE, les libéraux, les conservateurs et les socialistes européens sont les véritables initiateurs de la directive dite Bolkestein.

Celui-ci n'a été dans cette affaire que le script appliqué d'une classe politique européenne de gauche et de droite idéologiquement attachée à la mise en place la plus rapide possible du marché intérieur des services.

Le sursaut d'autodéfense sociale des peuples hollandais et français qui ont rejeté le projet de Constitution européenne a fort heureusement enrayé la machine infernale de libéralisation sauvage des services.

La gauche qui s'est prise les pieds dans le tapis de l'européisme libéral se noie aujourd'hui dans une confusion pathétique et dans ses contradictions internes.

La version amendée de la directive service qui nous est proposée aujourd'hui ne fait que modifier la forme sans toucher au fond. Cette directive est mauvaise, amendée ou non, parce que la stratégie pour le marché intérieur qui est proposée est intrinsèquement nuisible.

C'est donc un NON social et national que nous opposons au rapport Gebhardt.

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