Le retour de la directive service, dite “Bolkestein”, du nom de l'ancien commissaire européen n'est malheureusement pas une surprise. Cette directive est conforme au dogme européen des quatre “libertés” (sic) : liberté de circulation des marchandises, des
capitaux, des personnes et des services.
Pour les européistes et les membres de la Commission européenne, le dogme passe avant l'homme, et ce, quel que soit le prix économique et social à payer en terme de délocalisations d'entreprises, de concurrence sauvage, de chômage et de régression sociale. Les leçons du referendum du 29 mai sont déjà oubliées par une classe politique qui reste sourde aux cris et aux angoisses du peuple français.
Les manifestations actuelles anti CPE, la méthode Villepin (rires !), le bras de fer gouvernement-syndicats et la laborieuse tentative de récupération politique par la gauche sont pour nous l'occasion de marquer notre différence et d'offrir au pays de véritables perspectives de redressement économique et social.
La querelle CPE-anti CPE n'est rien d'autre qu'une dispute de charlatans de la chirurgie sociale qui, ayant décidé de vous couper la jambe gauche par la mondialisation économique et la jambe droite par l'immigration sauvage, s'invectivent sur la forme des prothèses à proposer au patient.
Tout ce joli monde, MEDEF, syndicats, partis de gauche et partis de droite, a organisé ou laissé faire depuis trente ans la mondialisation totale et l'immigration massive, directement responsables de la précarisation galopante et de la régression sociale accélérée.
La réponse à donner au pays ne peut être aussi lamentablement technique et catégorielle que celle du gouvernement, ni aussi archaïque que celle de syndicats. Cette lamentable affaire ne concerne de surcroît que les entreprises de plus de 20 salariés, c'est à dire 4% des entreprises françaises.
Si les Français veulent la garantie de l'emploi au lieu de la garantie de la précarité, ils doivent faire leur révolution culturelle et politique en tournant le dos à des partis et à des hommes qui ont fait le choix délibéré de livrer la France et les Français à la mondialisation et à l'immigration.
La reconquête sociale passe nécessairement par le rétablissement de la préférence nationale et communautaire, la protection de nos marchés, la redéfinition des règles du commerce mondial, le rétablissement de droits de douane adaptés, l'arrêt immédiat d'une immigration qui ruine la France et la reconquête économique et industrielle de notre marché intérieur.
Plus que jamais, il est nécessaire de produire français, en France, avec des Français.



