Suppression d'emplois, dumping des salaires et des normes sociales, abaissement des normes de sécurité et de qualifications professionnelles, voilà ce que nous propose la Commission européenne dans la troisième version de directive sur la libéralisation des services portuaires.
Les milliers de dockers de toute l'Europe qui manifestaient en novembre 2003 pour dénoncer ces méfaits n'auront pas suffit à faire entendre raison. L'ultra-libéralisme antinational et antisocial érigé en dogme par la Commission ne souffre pas d'exceptions : à l'instar du projet de Constitution européenne rejeté par référendum par la France et les Pays-Bas, la volonté de faire revenir le dossier des services portuaires à l'ordre du jour européen est toujours omniprésente à Bruxelles.
Véritable petite soeur de la directive Bolkestein, la directive sur la libéralisation des services portuaires n'a pour but que de permettre d'organiser la concurrence entre les salariés en utilisant une main d'oeuvre étrangère sous qualifiée à bord de navires bien trop souvent à pavillon de complaisance, et ce, au détriment des travailleurs nationaux.
Les talibans du libre-échange, après s'être attaqué à nos services publics, à nos industries du textile, de la sidérurgie ou du charbon s'en prennent donc aux travailleurs des ports en voulant imposer leur philosophie antinationale de préférence étrangère à l'embauche. Le Front national, comme toujours, lui, est pour la défense du travail français.
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Concernant le rapport de Georg Jarzembowski sur l'accès au marché des services portuaires
Depuis des mois, Bruxelles et les gouvernements se moquent des salariés des services portuaires européens, à commencer par les manutentionaires des ports français.
En effet, ce sont d’abord ces derniers qui paieront au prix fort la note de cette misérable offensive ultra-libérale antinationale et antisociale lancée contre une profession injustement stigmatisée. Les prétendues « garanties » introduites en matière d’auto-assistance ne trompent personne : ce dispositif, voulu et préparé par le puissant lobby des armateurs, planifie la disparition prochaine des personnels de la manutention portuaire.
Plus exactement, la directive heureusement rejetée ce jour aurait ouvert grande la porte à l’embauche massive d’une main d’oeuvre étrangère d’origine extra-communautaire, main d’oeuvre bon marché ayant vocation à remplacer les hommes et les femmes qui, grâce à leur professionnalisme et leur dévouement, assurent la compétitivité de nos ports.
Avec la complicité de Gouvernements de plus en plus antinationaux (et notamment des autorités françaises), Bruxelles impose brutalement son idéologie euro-mondialiste d'ouverture des marchés, avec son corollaire : la préférence étrangère à l'embauche !
Soucieux de défendre les intérêts des travailleurs Français d'abord, le Front national rappelle avec force son opposition à ce texte scandaleux.
Les députés du Front national ont donc voté contre le rapport Jarzembowski.
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Communiqué de presse
Strasbourg, 21 novembre 2003
Carl LANG et les députés du Front national lors du vote en plénière à Strasbourg du rapport Jarzembowski relatif à la libéralisation des services portuaires ont défendu les droits des personnels portuaires Français.
Face à la volonté quasi obsessionnelle de Bruxelles d'ouvrir les marchés à toutes les concurrences et face à la logique de destruction systématique des emplois nationaux au profit d'une main-d'oeuvre étrangère bon marché, et souvent non professionnelle, Carl LANG réaffirme qu'il faut au contraire protéger les emplois, les conditions de travail, les rémunérations et les formations des salariés du secteur portuaire.
Soucieux de défendre les intérêts des travailleurs Français, Carl LANG et les députés du Front national se sont mobilisés pour voter contre cette directive dangereuse du Parlement européen et du Conseil.



