Le rapport du député Vert français Onesta sur les sanctions imposées aux députés en cas de perturbation dans et hors de l'hémicycle est un mauvais coup porté à la liberté d'expression, en particulier à l'égard des minorités politiques.
C'est un début de remise au pas, une forme de totalitarisme larvé, de normalisation comme l'on disait à l'époque du communisme triomphant, ce qui venant des Verts ne surprend pas.
Manifestement, il n'est pas suffisant pour le Parlement européen que les minorités, en particulier les députés non-inscrits, soient victimes de discriminations scandaleuses au regard du droit des parlementaires ; il faut aller plus loin et les sanctionner, y compris financièrement, pour leur comportement estimé "politiquement non correct" par la majorité. Ce coup d'Etat réglementaire est insupportable et liberticide.
Je pense qu'à l'heure où il y a plus de 20 millions de chômeurs en Europe et où l'immigration submerge nos Etats nations, le Parlement européen aurait mieux à faire que bafouer la démocratie parlementaire, fût-elle européenne.



