Monsieur le Président,
Longtemps, l'Europe occidentale a constitué un modèle de réussite économique et sociale, reposant sur une agriculture prospère, une industrie puissante, des peuples dynamiques et homogènes, des Etats nationaux solides garantissant à leurs ressortissants à la fois la liberté d'entreprise et la protection sociale.
Depuis vingt ans, l'Europe de Bruxelles sans frontières, avec la complicité de nos gouvernements, livre nos industries à la concurrence des économies asiatiques pratiquant le dumping social, laisse entrer chaque année plus d'un million d'immigrés extra-européens, pratique contre nos agriculteurs un véritable malthusianisme, démantèle nos systèmes de protection sociale et nos politiques familiales.
Une régression sociale généralisée avec notamment plus de 20 millions de chômeurs, une désintégration industrielle, des centaines de milliers d'hectares mis en jachère, des pays européens dans lesquels il y a plus de décès que de naissances, des territoires entiers en voie de libanisation. Tel est le bilan de cette Europe, que les peuples français et néerlandais ont rejetée l'année dernière, lors des référendums sur la constitution européenne.
Seule une Europe des patries, fondée sur les principes ayant fait la grandeur de notre civilisation - la nation, la famille et la liberté - permettra à notre continent de constituer de nouveau un modèle social.



