Discours en séance

Sur la politique commune d'immigration

Bruxelles, le 28-09-2006

Le temps de la compassion est terminé.

Chaque jour, des pirogues et des barques de fortune en provenance du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie ou de la Gambie s'échouent un peu plus nombreuses sur les côtes des Canaries.

Au total, quelque 300 000 Africains pénètreraient chaque année clandestinement dans l'UE. Les dirigeants européens sont bien obligés de se réveiller face à l'ampleur du phénomène et commencent à s'émouvoir, sans pour autant les dénoncer, des conséquences désastreuses des criminels accords de Schengen et des formidables appels d'air que constituent les régularisations en masse des sans-papiers en Espagne ou en Italie (plus d'1 million 150 000 étrangers régularisés par l'Espagne depuis 1985).

Pour le moment, l'Union européenne, se cantonne à sermonner l'Espagne en raison de ses régularisations jugées trop "laxistes". Il n'est évidemment pas question de changer les lois sur l'immigration et le droit d'asile à l'exemple de la Suisse qui à 68% vient de voter une nouvelle loi sur l'immigration et un durcissement des conditions d'accès au droit d'asile, se dotant ainsi d'une des législations les plus restrictives en Europe.

Le temps de la soumission et de la passivité doit se terminer. La solution pour stopper cette immigration de submersion est maintenant le rétablissement des frontières, l'immigration zéro et l'arrêt des naturalisations.

Sur le même sujet :