Il est proposé de modifier le Système d'information de Schengen "SIS" qui bien que qualifié de "succès" ne pourra pas fonctionner avec plus de 18 Etats membres. "SIS II" devrait donc devenir, selon les européistes, un système technologiquement très avancé et permettant aussi aux nouveaux États membres d'appliquer l'acquis de Schengen dans sa totalité en supprimant les contrôles aux frontières intérieures avec ses voisins.
Conçu au départ sous l'angle, séduisant pour nous, de la coopération entre Etats membres, notamment à la coopération policière et judiciaire en matière pénale on peut s'interroger aujourd'hui sur les risques d'une dérive à la fois fédéraliste et totalitaire qu'un tel outil peut permettre. Ce potentiel Big Brother européen possède en effet la plus vaste base de données sur les personnes avec plus de 15 millions d'entrées contenant des informations allant du nom et prénom, des particularités physiques jusqu'aux billets de banque perdus, volés ou détournés.
Outre qu'une telle concentration d'informations pourrait constituer une menace contre la vie privée et la liberté de penser, il est légitime de craindre que SIS II ne déborde de sa mission principale de coopération policière et judiciaire pour devenir un jour le mouchard subjectif du système européiste et mondialiste.



