Discours en séance

Libéralisation des chemins de fer en Europe

Bruxelles, le 18-01-2007

La libéralisation du chemin de fer c'est le risque de l'insécurité.

Après l'adoption du deuxième paquet ferroviaire concernant le fret, la Commission ne propose rien de moins que la libéralisation totale de tous les services de transport internationaux et nationaux de voyageurs pour 2010 et 2017.

Cette accélération ultralibérale intervient alors même que se pose la question de la viabilité de la libéralisation du fret ferroviaire français. La SNCF a constaté en décembre 2006 que malgré les mesures européistes sensées réduire le transport routier il y avait eu une chute libre du volume du fret ferroviaire.

Qu'en sera t-il des effets à venir du troisième paquet ? Nous nous dirigeons droit sur un échec économique et social pourtant prévisible. Un enseignement que nos dirigeants européens devraient connaître, ne serait-ce qu'en se remémorant la désastreuse expérience de la libéralisation des chemins de fer britanniques en 1993. Ne commettons pas les mêmes erreurs en privilégiant l'idéologie antinationale au mépris des emplois nationaux et préservons l'unification du rail français.

La libéralisation du chemin de fer c'est le risque de l'insécurité. Nous aurons trop d'acteurs privés sur un même réseau ferré. La sécurité doit toujours prévaloir au seul retour sur investissements. Le rail, vu son importance, doit rester un service public certes, viable, mais avant tout, sécurisé.

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