Cette résolution approuve la proposition de la Commission concernant la décision du Conseil qui encense la stratégie de Lisbonne et affirme que le chômage a baissé en Europe. Même repensée, la stratégie de Lisbonne restera le symbole de la démagogie et de l'inefficacité car les États membres soumis aux lignes directrices de Bruxelles éprouvent des difficultés à s'en tenir à la lettre européiste et échouent en matière de croissance, d'emploi et de modernisation de leur sécurité sociale.
Cette baisse du chômage, selon l'évaluation positive faite par la Commission, est un leurre qui masque la réalité des chiffres. Nous sommes en plein "village Potemkine" car rien qu'en France, par un mécanisme habile, sont exclus des statistiques bien des pauvres et des précaires, sans parler des chômeurs en formation et nombre d'actifs mis en préretraite.
Enfin, "l'amendement de procédure", proposé par la commission de l'emploi et des affaires sociales, demandant bien sagement que le Parlement européen obtienne le temps nécessaire pour remplir pleinement son rôle de consultation sur ces questions sociales, démontre l'impuissance de notre Institution face à l'absolutisme européiste.



