Discours en séance

Stratégie relative à la dimension externe de l'espace de liberté et de sécurité

Bruxelles, le 20-06-2007

Une sempiternelle propagande tiers-mondiste, immigrationiste.

Après avoir échoué dans la construction d'un "espace de liberté, de sécurité et de justice", véritable havre de paix qu'aurait dû devenir le territoire européen après la ratification des accords de Schengen, Bruxelles s'inquiète de sa : "dimension extérieure".
L'Europe veut en effet exporter ses valeurs démocratiques, ses principes de l'Etat de droit fondés sur le respect des droits de l'homme et l'existence d'institutions saines.

Tout cela est fort louable et magnifique dans le texte. Mais quels sont les moyens réels qu'elle nous propose? Une sempiternelle propagande tiers-mondiste, immigrationiste et européiste.

Ainsi, le rapport nous demande d'activer la clause passerelle au titre de l'article 42 du Traité, passerelle qui permettrait d'inscrire les dispositions concernant la coopération judiciaire, policière ainsi que l'immigration légale dans le domaine communautaire. Fini les décisions prises à l'unanimité. Les Etats membres seraient dès lors liés à des décisions adoptées par une majorité d'autres Etats et ce, même si elles ne leur conviennent pas.

La création d'un ministre européen des affaires étrangères, proposition qui était présente dans le traité constitutionnel, lui-même rejeté par les référendums français et néerlandais, est de nouveau à l'ordre du jour. Il s'agit donc encore de dessaisir toujours un peu plus les Etats de leurs compétences régaliennes et de les livrer à Bruxelles. Ce que nous propose ce rapport, ce n'est pas, plus de démocratie, c'est, toujours plus d'asservissement.

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