La Grèce vit en cette fin d'août la pire tragédie naturelle qu'elle ait jamais connue. Le premier bilan partiel de ces feux titanesques qui ont ravagés une grande partie du Péloponnèse fait état de 63 morts, de plus de 40 000 têtes de bétail carbonisées, de 250 000 oliviers brûlés, et de centaines de milliers d'hectares de forêt parties en fumée.
Ce ne sont pas les trois jours de deuil national décrétés par le Premier ministre, Costas Caramanlis, qui masqueront l'incurie totale de l'Etat à protéger ses habitants et à venir au secours des villageois encerclés par les flammes, dans un pays où les étés caniculaires et les risques d'incendies sont monnaie courante.
En effet, les sous-effectifs en hommes et en matériels mais aussi l'impréparation et l'absence de coordination des opérations ont été légion. Ce gouvernement issu de la Nouvelle démocratie, comme les précédents avec le Pasok, n'ont rien fait pour prévenir l'ampleur et l'horreur de ces incendies. C'est sans scrupules et pour des raisons uniquement politiciennes, que le Premier ministre, a annoncé, alors même que les départs de feu faisaient rage un peu partout en Grèce, la tenue d'élections générales anticipées pour le 16 septembre. En soutien du peuple grec sinistré, victime de sa classe politicienne, formulons le vœu que dans l'avenir les gouvernements responsables succèdent aux gouvernements irresponsables.



