Le texte qui nous est soumis tend à donner un cadre légal aux opérations menées par des unités spéciales d'intervention d'un Etat membre, envoyées sur le territoire d'un autre, en cas d'attaque terroriste. Face à la diversité que peuvent prendre ces interventions : échange de matériels, de savoir-faire, d'unités actives..., il est laissé aux Etats membres le soin de conclure des conventions bilatérales pour la définition de toutes les modalités pratiques et la possibilité d'avoir le choix d'accepter ou de refuser la demande d'intervention sur son territoire d'une de ces unités opérationnelles. Incroyable. Voici enfin un cas réel d'application du, si controversé et compliqué, principe de subsidiarité !
Voici enfin un domaine, celui de la sécurité nationale, domaine certes régalien par excellence, qui résiste au bulldozer supranational d'une Europe légiférant sur tout et partout.
L'Europe mise donc pour l'efficacité de la lutte contre le terrorisme sur la coopération des polices nationales. Nous soutenons cette initiative.
Mais la clé de la victoire sur le terrorisme ne se joue pas uniquement sur cette coopération. Elle nécessite une prise de conscience de la volonté révolutionnaire de l'internationale islamiste qui prône la destruction de la société occidentale, humaniste et chrétienne, et de ses valeurs.



