Discours en séance

Sur l'avenir du système d'asile européen commun

Bruxelles, le 10-03-2009

 
 
 
 
La volonté de créer un système d'asile européen commun ne répond en réalité qu'à un seul objectif : donner aux Etats membres de l'Union européenne la possibilité juridique d'accueillir plus facilement et sans contraintes (jugées inutiles et contraires aux droits de l'homme) le plus de candidats à l'immigration possible.
Ainsi, le territoire européen est réaffirmé comme un territoire d'accueil de toutes les populations migrantes, le respect intégral du principe de non refoulement et l'obligation de prêter assistance inscrite dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer se voient rappeler avec insistance.
Dès lors, et on le comprend en effet pour ces pro-immigrationistes, le simple fait que chaque Etat membre garde sa souveraineté et son propre fonctionnement en matière de droit d'asile permet inévitablement des disparités en matière d'acceptation de demandes d'asile et constitue donc des obstacles à un accueil généralisé des demandeurs d'asile.
Face aux près de 26 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et aux plus de 12 millions de réfugiés dans le monde, la nécessité n'est pas de trouver plus de solutions d'accueil, car cela sera toujours insuffisant face à la demande croissante et exponentielle, mais au contraire est de permettre et d'inciter toutes ces populations à rester dans leur pays, à y trouver un emploi et à y fonder leur famille.