Conseil européen et la majorité de notre assemblée nous précipitent dans un processus dangereux
Monsieur le Président,
En prenant position sans nuance contre la Russie et en engageant l’Europe dans la résolution du conflit, le Conseil européen et la majorité de notre assemblée nous précipitent dans un processus aussi dangereux que celui ayant plongé notre continent dans la première guerre mondiale.
Ce processus découle des élargissements à l’Est non préparés qui nous rapprochent des zones de conflits que sont les Balkans et le Caucase. Qu’en sera-t-il si la Turquie, limitrophe de l’Irak et de l’Iran, adhère à l’Union européenne ? Par ailleurs, en reconnaissant l’indépendance de la province serbe du Kosovo nos gouvernements ont ouvert la boîte de Pandore, remettant en cause l’intégrité territoriale non seulement de la Géorgie, mais de la plupart des Etats européens, à l’Est comme à l’Ouest.
Si, comme le souhaitent les socialistes, le libéraux, le PPE et les Verts, la Géorgie intégrait l’OTAN et adhérait à une Union européenne, régie par le traité de Lisbonne, nos nations entreraient en conflit avec la Russie.
L’Europe de Bruxelles c’est la guerre. Plus que jamais, face à la montée en puissance de la Chine et à la menace islamiste, il est temps de construire une autre Europe, l’Europe des patries souveraines, unie à la Russie par les liens de civilisation que constitue notre héritage grec et chrétien.




